{"id":546,"date":"2022-08-01T19:41:07","date_gmt":"2022-08-01T17:41:07","guid":{"rendered":"https:\/\/amanitv.media\/?p=546"},"modified":"2022-08-01T19:43:06","modified_gmt":"2022-08-01T17:43:06","slug":"discours-de-hakim-ben-hammouda-a-la-5eme-reunion-du-comite-technique-de-lunion-africaine-sur-les-affaires-economiques-et-financieres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amanitv.media\/?p=546","title":{"rendered":"Discours de Hakim Ben Hammouda \u00e0 la 5\u00e8me R\u00e9union du Comit\u00e9 Technique de l\u2019Union Africaine sur les affaires \u00e9conomiques et financi\u00e8res"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>De l\u2019audace, de la solidarit\u00e9 et de la coop\u00e9ration pour reconstruire le contrat social en Afrique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je tiens \u00e0 vous remercier de l\u2019honneur que vous m\u2019avez fait en m\u2019invitant pour prononcer le key note adress \u00e0 votre importante conf\u00e9rence. C\u2019est avec un grand plaisir et une grande humilit\u00e9 que je vais partager avec vous ma lecture de la situation actuelle du continent et des propositions de r\u00e9ponses pour relever le d\u00e9fi auquel notre continent est en train de faire face.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Apr\u00e8s des ann\u00e9es de crise et une d\u00e9cennie perdue au cours des ann\u00e9es 1990, notre continent a retrouv\u00e9 les chemins d\u2019une croissance forte \u00e0 partir du tournant du si\u00e8cle. La croissance africaine \u00e9tait vigoureuse et avait m\u00eame d\u00e9pass\u00e9 la moyenne de la croissance globale durant deux d\u00e9cennies. M\u00eame la grande crise des ann\u00e9es 2008 et 2009 qui a failli mettre le syst\u00e8me global \u00e0 terre n\u2019a touch\u00e9 que de mani\u00e8re marginale la dynamique enclench\u00e9e par nos \u00e9conomies. <br>En un mot, l\u2019Afrique, et apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9e pendant longtemps par les m\u00e9dias occidentaux et par certains responsables comme l\u2019image de la faillite, de la guerre et des maladies, est devenue la fronti\u00e8re de la croissance mondiale. D\u2019un continent sans espoir, l\u2019Afrique est devenue au cours de ces ann\u00e9es fastes de la croissance africaine l\u2019espoir de l\u2019avenir du monde.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Or, ce contexte a chang\u00e9 au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es sous les effets de deux chocs exog\u00e8nes d\u2019une rare violence. <\/p>\n\n\n\n<p>Le premier choc est celui de la pand\u00e9mie de Covid-19 qui, partie de la ville de Wuhan en Chine, a fini par s\u2019\u00e9tendre dans le monde \u00e0 partir du d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 2020 et mettre l\u2019humain en p\u00e9ril. Cette pand\u00e9mie s\u2019est \u00e9galement \u00e9tendue en Afrique et a \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine d\u2019un choc \u00e9conomique et social sans pr\u00e9c\u00e9dent mettant en p\u00e9ril les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s par les pays africains<br>au cours des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies. <\/p>\n\n\n\n<p>Le second choc est celui des cons\u00e9quences de la guerre en Ukraine qui a \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de grandes turbulences sur les march\u00e9s mondiaux. Le continent africain a \u00e9galement subi les effets de ce choc, et plus particuli\u00e8rement de la hausse sans pr\u00e9c\u00e9dent des prix du p\u00e9trole et des c\u00e9r\u00e9ales ainsi que d\u2019autres mati\u00e8res premi\u00e8res import\u00e9es par les pays africains.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Ces deux chocs ont eu des effets importants sur les \u00e9conomies africaines avec une baisse de la croissance, et certains pays ont m\u00eame connu la plus lourde r\u00e9cession \u00e9conomique de leur histoire r\u00e9cente en 2020. Ces chocs ont provoqu\u00e9 une grande d\u00e9rive des grands \u00e9quilibres macro\u00e9conomiques et du retour de l\u2019inflation.<br>Ces deux chocs ont eu \u00e9galement des effets n\u00e9gatifs sur la dette souveraine des pays africains avec des difficult\u00e9s \u00e0 acc\u00e9der aux financements ext\u00e9rieurs du fait en partie d\u2019un parti pris des grandes agences de notation souveraine dont les m\u00e9thodologies ne prennent pas en consid\u00e9ration la sp\u00e9cificit\u00e9 des pays africains.<br><\/p>\n\n\n\n<p>Les effets de ces deux chocs ne se sont pas limit\u00e9s aux aspects macro\u00e9conomiques mais ont \u00e9galement touch\u00e9 les aspects structurels avec une baisse des investissements dont ceux en provenance de l\u2019\u00e9tranger. Mais, au-del\u00e0 des cons\u00e9quences \u00e9conomiques et financi\u00e8res, ces deux chocs vont accro\u00eetre la pauvret\u00e9 et la marginalit\u00e9 et faire reculer les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s par le continent dans la r\u00e9alisation des SDGs. <\/p>\n\n\n\n<p>Ces deux chocs exog\u00e8nes ont eu des effets d\u00e9stabilisateurs sur les dynamiques \u00e9conomiques et sociales et ont montr\u00e9 la fragilit\u00e9 des processus de croissance fortement entam\u00e9s depuis le d\u00e9but de ce si\u00e8cle. Cette croissance n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 en mesure de r\u00e9duire la faiblesse des \u00e9conomies africaines et sa transformation structurelle pour \u00e9chapper au mod\u00e8le rentier.<br>Cette vuln\u00e9rabilit\u00e9 de nos \u00e9conomies donne aux effets exog\u00e8nes et aux chocs venus de l\u2019ext\u00e9rieur une plus grande amplitude et des effets d\u00e9stabilisateurs nettement plus marqu\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Afrique se trouve aujourd\u2019hui \u00e0 un tournant important de son histoire r\u00e9cente avec d\u2019importants d\u00e9fis. Mais, ce tournant est rendu encore plus complexe par trois enjeux importants.<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier concerne les grandes turbulences politiques et militaires qui sont significatives d\u2019un d\u00e9sordre global croissant et de l\u2019incapacit\u00e9 de la communaut\u00e9 internationale \u00e0 mettre en place et \u00e0 d\u00e9finir une nouvelle gouvernance globale ouverte et favorable \u00e0 une plus grande participation des pays en d\u00e9veloppement et particuli\u00e8rement de l\u2019Afrique. Ce d\u00e9sordre global sera porteur de grandes turbulences et va nourrir la d\u00e9stabilisation. Ces turbulences vont rendre difficile la t\u00e2che du continent de revenir \u00e0 une croissance inclusive et dynamique.<\/p>\n\n\n\n<p>Le deuxi\u00e8me enjeu est li\u00e9 \u00e0 la crise de la globalisation et aux tentatives de construction d\u2019un monde post-global. Le projet de la globalisation a constitu\u00e9 \u00e0 partir de la fin des ann\u00e9es 1970 une r\u00e9ponse \u00e0 la crise de l\u2019Etat-nation et du syst\u00e8me social de providence. Ce projet a r\u00e9ussi au cours de plus de quatre d\u00e9cennies \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer la croissance globale, \u00e0 d\u00e9velopper les \u00e9changes mondiaux et les mouvements de capitaux et des investissements autour de la plan\u00e8te. La globalisation a ouvert \u00e9galement la voie \u00e0 l\u2019\u00e9mergence de nouvelles puissances \u00e9conomiques en provenance du monde en d\u00e9veloppement, plus particuli\u00e8rement d\u2019Asie, d\u2019Am\u00e9rique latine mais aussi d\u2019Afrique. Le d\u00e9veloppement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 dans ces pays a permis \u00e0 des millions de personnes de sortir de la pauvret\u00e9 et de retrouver une vie d\u00e9cente.<br>Mais, les derni\u00e8res ann\u00e9es ont montr\u00e9 la fragilit\u00e9 de ce projet avec la multiplication des crises financi\u00e8res, sociales et climatiques. La crise de la pand\u00e9mie de Covid-19 et les difficult\u00e9s de gestion des cha\u00eenes de valeur globales avec les confinements et les fermetures des fronti\u00e8res ont fini par remettre en cause ce projet et ouvrir la page pour la recherche d\u2019une nouvelle organisation globale<br>des activit\u00e9s \u00e9conomiques.<br>Cette crise et la qu\u00eate incertaine d\u2019un monde post-global vont \u00e9galement peser sur notre continent et la recherche d\u2019un nouveau projet \u00e9conomique.<br><\/p>\n\n\n\n<p>Le troisi\u00e8me enjeu est d\u2019ordre social et concerne les effets des diff\u00e9rents crises et chocs exog\u00e8nes qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine d\u2019une d\u00e9t\u00e9rioration de la situation sociale dans tous les pays africains avec la mont\u00e9e du ch\u00f4mage, de la marginalit\u00e9 sociale et une forte d\u00e9gradation des services sociaux de base dont l\u2019\u00e9ducation et la sant\u00e9. Ces crises ont an\u00e9anti les efforts effectu\u00e9s par les pays africains en mati\u00e8re de SDGs mais ont surtout fragilis\u00e9 encore plus le contrat social africain postind\u00e9pendance. Ces crises sont \u00e0 l\u2019origine de la mont\u00e9e de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 et d\u2019une grande instabilit\u00e9 politique. D\u00e9sormais, ces crises se traduisent par une remise en cause des r\u00e9gimes d\u00e9mocratiques et le retour de<br>l\u2019autoritarisme militaire et populiste. <\/p>\n\n\n\n<p>Cette instabilit\u00e9 ne fera que renforcer la difficult\u00e9 \u00e0 construire des projets et des visions partag\u00e9es et plurielles.La difficult\u00e9 de votre t\u00e2che aujourd\u2019hui et de celle des institutions africaines est de trouver<br>des r\u00e9ponses aux crises et aux cons\u00e9quences des chocs externes dans un monde instable<br>et incertain. Mais, en d\u00e9pit de la difficult\u00e9 de cette t\u00e2che, je souhaite partager avec vous mon optimisme quant \u00e0 notre capacit\u00e9 de relever les d\u00e9fis et de mettre en place les politiques publiques<br>capables de rendre espoir aux populations. <br>Cet optimisme n\u2019est pas le r\u00e9sultat d\u2019une conviction philosophique et politique abstraite mais est le r\u00e9sultat du potentiel important dont dispose le continent et qui, le jour o\u00f9 on lui permettra de s\u2019exprimer, nous permettra d\u2019ouvrir une nouvelle page dans l\u2019histoire africaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Une jeunesse bien form\u00e9e et recherch\u00e9e par les grandes entreprises globales, une classe<br>moyenne qui ne cesse de se d\u00e9velopper et qui fait de l\u2019Afrique l\u2019un des plus grands march\u00e9s d\u2019avenir, un d\u00e9veloppement de la digitalisation plus rapide que dans certains pays d\u00e9velopp\u00e9s et qui sera l\u2019un des fondements du monde \u00e0 venir sont autant d\u2019atouts essentiels dans la d\u00e9finition d\u2019une nouvelle exp\u00e9rience collective africaine.<br>Les responsables africains, les institutions africaines et les \u00e9lites ont aujourd\u2019hui une responsabilit\u00e9 immense et doivent d\u00e9finir un nouveau contrat social et un nouvel vivre-ensemble. Cette qu\u00eate d\u2019un nouveau projet doit \u00eatre guid\u00e9e par trois principes majeurs :<br>\u2022 L\u2019audace de sortir des sentiers battus et de faire preuve d\u2019une grande intelligence collective dans la d\u00e9finition de nouveaux projets et de nouvelles politiques publiques,<br>\u2022 La solidarit\u00e9 entre g\u00e9n\u00e9rations, entre pays africains et entre couches sociales pour porter le projet  d\u2019une nouvelle lib\u00e9ration africaine,<br>\u2022 La coop\u00e9ration internationale qui doit se renouveler afin de faire de l\u2019\u00e9mergence et de la transformation du continent un bien global commun.<br><br><strong>Deux chocs et quatre crises.<\/strong> <\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Afrique a subi de plein fouet deux chocs aux effets \u00e9conomiques et financiers majeurs en deux ans. La pand\u00e9mie de Covid-19 \u00e0 partir de 2020 et la guerre en Ukraine en 2022 ont eu des effets d\u00e9stabilisateurs sur les \u00e9conomies et ont montr\u00e9 leur grande fragilit\u00e9 devant les<br>chocs exog\u00e8nes. L\u2019exposition des pays africains aux chocs exog\u00e8nes n\u2019est pas uniforme et d\u00e9pend de plusieurs facteurs dont la profondeur des liens commerciaux avec l\u2019\u00e9conomie mondiale, le degr\u00e9 d\u2019int\u00e9gration avec les march\u00e9 financiers internationaux et l\u2019existence d\u2019une marge de man\u0153uvre pour faire face aux chocs internationaux, notamment le niveau des r\u00e9serves internationales (FMI, Perspectives \u00e9conomiques r\u00e9gionales : Afrique subsaharienne, avril 2022).<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019analyse du degr\u00e9 d\u2019exposition des pays africains montre que les pays exportateurs de p\u00e9trole sont les plus sensibles du fait de l\u2019importance des liens d\u2019\u00e9changes et les pays interm\u00e9diaires du fait de leur int\u00e9gration aux courants financiers internationaux. A ce niveau, les pays pauvres et les pays riches en ressources naturelles sont moins sensibles aux facteurs internationaux du fait d\u2019une int\u00e9gration moins importante aux courants internationaux (FOM, op. cit.).<\/p>\n\n\n\n<p>Des travaux r\u00e9cents ont montr\u00e9 que le resserrement de la politique mon\u00e9taire et une hausse des taux de 10 ans aux Etats-Unis de 25 points se traduiraient par une baisse de la croissance africaine de 0,25 au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e. En m\u00eame temps, une hausse moyenne de 10 points du cours du p\u00e9trole serait \u00e0 l\u2019origine d\u2019une baisse de la croissance de 0,5 (FMI, op. cit.).<br>Ces indications sont assez significatives de l\u2019ampleur des effets des chocs exog\u00e8nes sur les \u00e9conomies africaines. Le Covid-19 a eu des effets importants sur le continent qui a enregistr\u00e9 l\u2019une des r\u00e9cessions les plus importantes de son histoire avec une croissance moyenne de -1,7% au cours de l\u2019ann\u00e9e 2020.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Mais, au moment o\u00f9 la croissance enregistrait un rebond en 2021, c\u2019est le conflit en Ukraine qui va de nouveau avoir des effets n\u00e9gatifs sur les pays africains. L\u2019\u00e9clatement du conflit et les sanctions prises contre la Russie ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de fortes perturbations et d\u2019une grande volatilit\u00e9 de l\u2019\u00e9conomie mondiale qui ont \u00e9t\u00e9 transmises par trois importants canaux : les prix des produits \u00e9nerg\u00e9tiques et non \u00e9nerg\u00e9tiques, la d\u00e9stabilisation des cha\u00eenes d\u2019approvisionnement, et les perturbations sur les march\u00e9s financiers (BAD, Performance et Perspectives \u00e9conomiques de l\u2019Afrique, 2022).<\/p>\n\n\n\n<p><br>Ces turbulences et la volatilit\u00e9 des march\u00e9s internationaux vont avoir des effets sur le continent. Car, faut-il le rappeler, la Russie et l\u2019Ukraine sont des acteurs importants des march\u00e9s mondiaux de l\u2019agroalimentaire, du p\u00e9trole et du gaz. Ainsi, les prix des mati\u00e8res premi\u00e8res ont rapidement augment\u00e9 pour atteindre des niveaux records. En avril 2022, les prix mondiaux du bl\u00e9 et du ma\u00efs ont augment\u00e9 respectivement de 72,5% et de 21,9% par rapport \u00e0 leurs niveaux d\u2019avril 2021. <br>Certes, les pays exportateurs de p\u00e9trole et d\u2019autres pays exportateurs de mati\u00e8res premi\u00e8res ont tir\u00e9 b\u00e9n\u00e9fice de cette augmentation des prix sur les march\u00e9s mondiaux, mais cette volatilit\u00e9 a fortement heurt\u00e9 les pays africains et a \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de la r\u00e9surgence de l\u2019inflation apr\u00e8s des ann\u00e9es d\u2019accalmie. <br>Par ailleurs, ces d\u00e9veloppements ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de grandes difficult\u00e9s d\u2019approvisionnement des produits alimentaires pesant sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire de beaucoup de pays africains et accroissant la pauvret\u00e9.<br>Ces deux chocs exog\u00e8nes sans pr\u00e9c\u00e9dent ont frapp\u00e9 de plein fouet les \u00e9conomies africaines, provoquant quatre crises : l\u2019affaiblissement de la croissance, la d\u00e9rive des grands \u00e9quilibres macro\u00e9conomiques, la difficult\u00e9 d\u2019acc\u00e9der au financement et la crise de la dette et le retour de la  pauvret\u00e9 et de la marginalit\u00e9 renfor\u00e7ant la crise du contrat social.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un ralentissement de la croissance<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br>Apr\u00e8s un rebond en 2021 o\u00f9 la croissance africaine a atteint 6,9%, les pr\u00e9visions pour l\u2019ann\u00e9e 2022 montrent une forte d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration de la croissance qui ne devrait pas d\u00e9passer les 3,9% et qui sera pour l\u2019une des premi\u00e8res fois moins importantes que la croissance globale. <br>Cette baisse de la croissance est \u00e0 l\u2019origine d\u2019une diminution de la part de l\u2019Afrique dans le PIB mondial qui sera de 4,7% en 2022 qui est la part la plus faible depuis 2002 (AUC\/ Oecd, Africa\u2019sdevelopmentdynamics 2022 : Regional value chains for a sustainablerecovery, 2022).<\/p>\n\n\n\n<p>Cette forte baisse de la croissance s\u2019explique par les effets boomerang de la pand\u00e9mie de Covid-19, les effets de la guerre en Ukraine, les vuln\u00e9rabilit\u00e9s li\u00e9es au resserrement de la politique mon\u00e9taire dans les grands pays d\u00e9velopp\u00e9s qui auront des effets n\u00e9gatifs sur la dette africaine et sur la capacit\u00e9 des pays \u00e0 acc\u00e9der au financement.<br>La croissance africaine est encore marqu\u00e9e par l\u2019influence de la pand\u00e9mie et l\u2019apparition de nouveaux variants, ce qui est \u00e0 l\u2019origine de grandes perturbations dans les entreprises et dans les cha\u00eenes de production. Mais la persistance des effets de la pand\u00e9mie en Afrique s\u2019explique aussi par le faible taux de vaccination qui s\u2019est situ\u00e9 autour de 15,3% au mois de mars dernier, nettement en dessous de la moyenne globale qui se situe \u00e0 60%.<br>La pand\u00e9mie de Covid-19 a eu des effets d\u00e9vastateurs sur les entreprises africaines. Une enqu\u00eate de la Banque mondiale sur les effets de la pand\u00e9mie dans le secteur priv\u00e9 et effectu\u00e9e dans huit pays africains a montr\u00e9 que 18% des entreprises ont d\u00fb arr\u00eater temporairement ou d\u00e9finitivement leurs activit\u00e9s au cours des ann\u00e9es 2020 et 2021. Les fermetures, selon les pays, varient de 5,2% au Mozambique jusqu\u2019\u00e0 65,8% au Tchad et selon les secteurs o\u00f9 les secteurs h\u00f4teliers et des services ont \u00e9t\u00e9 plus touch\u00e9s que le secteur manufacturier (BAD, op. cit.).<\/p>\n\n\n\n<p>La croissance africaine est \u00e9galement touch\u00e9e par les changements climatiques et l\u2019Afrique est le continent qui a subi le plus grand nombre de chocs climatiques dans le monde. Ainsi en 2019, cinq pays africains se trouvaient parmi les pays les plus touch\u00e9s au monde par les variations climatiques. Entre 2020 et 2021, l\u2019Afrique a \u00e9t\u00e9 touch\u00e9e par 131 catastrophes m\u00e9t\u00e9orologiques extr\u00eames dont 99 inondations, 16 temp\u00eates, 14 p\u00e9riodes d\u2019intenses s\u00e9cheresses et 2 incendies de for\u00eat (BAD, op. cit.).<br>L\u2019instabilit\u00e9 politique est venue se joindre aux effets des chocs exog\u00e8nes pour ralentir fortement la croissance africaine. <\/p>\n\n\n\n<p><br>Apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es de stabilit\u00e9 d\u00e9mocratique, l\u2019Afrique est rentr\u00e9e dans une phase de grande instabilit\u00e9 avec la multiplication des coups d\u2019Etat dans quatre pays, \u00e0 savoir le Burkina Faso, la Guin\u00e9e, le Mali et le Tchad et des tentatives dans deux autres pays : la Guin\u00e9e-Bissau et le Niger. <br>Il faut \u00e9galement mentionner la persistance de certains conflits arm\u00e9s et des menaces terroristes dans  certains pays africains dont : le Burkina-Faso, le Mali, le Niger, le Nigeria, la R\u00e9publique centrafricaine et la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo. L\u2019ins\u00e9curit\u00e9 li\u00e9e \u00e0 ces conflits ainsi que les sanctions r\u00e9gionales et internationales impos\u00e9es \u00e0 certains pays ont eu des effets n\u00e9gatifs sur la croissance et ont rendu difficile l\u2019acc\u00e8s au financement. L\u2019une des premi\u00e8res cons\u00e9quences des deux chocs ext\u00e9rieurs est l\u2019affaiblissement de la croissance des pays africains et l\u2019arr\u00eat des dynamiques entam\u00e9es au tournant du si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une d\u00e9t\u00e9rioration des grands \u00e9quilibres<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br>Les chocs externes seront \u00e0 l\u2019origine d\u2019une d\u00e9t\u00e9rioration des grands \u00e9quilibres macro \u00e9conomiques en Afrique. Les pr\u00e9visions du d\u00e9ficit budg\u00e9taire se situent autour de 4% mais devraient s\u2019approfondir compte tenu de l\u2019affaiblissement de la croissance. L\u2019acc\u00e9l\u00e9ration du d\u00e9ficit s\u2019explique par les politiques de relance et de sauvetage pour les entreprises et de soutien aux couches sociales les plus d\u00e9favoris\u00e9es mises en place dans la plupart des pays africains pour faire face aux effets de la pand\u00e9mie sur les \u00e9conomies africaines.<br>Pour le d\u00e9ficit courant, les pr\u00e9visions du d\u00e9ficit moyen devraient se situer autour de 2% pour l\u2019ann\u00e9e 2022. Les pays africains vont \u00e9galement conna\u00eetre une acc\u00e9l\u00e9ration de l\u2019inflation qui devrait se situer autour de 13,5% en 2022. Plusieurs facteurs ont contribu\u00e9 \u00e0 cette acc\u00e9l\u00e9ration de l\u2019inflation dont une partie import\u00e9e est li\u00e9e au rench\u00e9rissement des prix internationaux de c\u00e9r\u00e9ales et de p\u00e9trole mais aussi la d\u00e9pr\u00e9ciation du taux de change et la hausse des prix locaux du fait des p\u00e9nuries et des difficult\u00e9s des cha\u00eenes de distribution.<br>La d\u00e9t\u00e9rioration des grands \u00e9quilibres macro- \u00e9conomiques sera \u00e0 l\u2019origine d\u2019une forte augmentation des besoins de financement et d\u2019une grande vuln\u00e9rabilit\u00e9 li\u00e9e \u00e0 l\u2019accroissement de la dette.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vuln\u00e9rabilit\u00e9 financi\u00e8re&nbsp;et crise de la dette&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les grandes turbulences et les chocs externes&nbsp; subis par le continent ont augment\u00e9 les besoins financiers et le renforcement du poids&nbsp; de la dette devenue un important facteur de&nbsp;vuln\u00e9rabilit\u00e9 de beaucoup de pays africains.&nbsp;Cette vuln\u00e9rabilit\u00e9 ne se limite pas aux pays&nbsp; les moins avanc\u00e9s mais touche \u00e9galement les&nbsp;pays interm\u00e9diaires.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le ratio de la dette\/PIB se situe en 2022 autour&nbsp; de 70%, qui repr\u00e9sente un niveau nettement&nbsp; plus \u00e9lev\u00e9 que celui d\u2019avant la pand\u00e9mie. En&nbsp; f\u00e9vrier 2022, 23 pays africains \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme surendett\u00e9s (BAD, op. cit.).&nbsp; Parall\u00e8lement \u00e0 l\u2019accroissement de la dette,&nbsp; son service a \u00e9galement beaucoup augment\u00e9&nbsp; en passant de 3,1% \u00e0 4% du PIB entre 2019&nbsp; et 2020.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cette augmentation est le r\u00e9sultat d\u2019un trend&nbsp; haussier entam\u00e9 par l\u2019Afrique depuis quelques&nbsp; ann\u00e9es dont le r\u00e9sultat est que le niveau de&nbsp; la dette africaine est aujourd\u2019hui le plus \u00e9lev\u00e9&nbsp; depuis 2002. Apr\u00e8s avoir baiss\u00e9 au cours des&nbsp; ann\u00e9es 2000 du fait de la forte croissance&nbsp; \u00e9conomique et d\u2019annulations dans le cadre de&nbsp; l\u2019initiative Ppte, la dette africaine va de nouveau&nbsp; commencer \u00e0 augmenter pour atteindre 28%&nbsp; du PIB en 2008 avant d\u2019arriver \u00e0 56% du PIB&nbsp; en 2019.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019accroissement de la dette africaine, parall\u00e8lement aux besoins importants des finances&nbsp; publiques li\u00e9s aux chocs exog\u00e8nes, s\u2019explique&nbsp; \u00e9galement par la d\u00e9pr\u00e9ciation des taux de&nbsp; change, l\u2019accroissement des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat&nbsp; suite aux d\u00e9t\u00e9riorations des notes souveraines&nbsp; effectu\u00e9es par les agences de notation et le&nbsp; changement rapide de son profil.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut noter une grande transformation des&nbsp; cr\u00e9diteurs des pays africains qui ont jou\u00e9 un&nbsp; r\u00f4le important dans le trend haussier de la&nbsp; dette. Parall\u00e8lement aux cr\u00e9diteurs traditionnels&nbsp; bilat\u00e9raux et membres du Club de Paris, il faut&nbsp; noter l\u2019arriv\u00e9e de nouveaux cr\u00e9diteurs non&nbsp; membres dont la Chine. On peut \u00e9galement&nbsp; relever la mont\u00e9e en puissance des cr\u00e9anciers&nbsp; priv\u00e9s suite \u00e0 la sortie des pays africains sur les&nbsp; march\u00e9s internationaux et leur part est pass\u00e9e&nbsp; de 4% \u00e0 11% du PIB entre 2010 et 2020.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais il faut mentionner que sans certaines&nbsp; initiatives prises par la communaut\u00e9 inter nationale la situation aurait \u00e9t\u00e9 encore plus&nbsp; dangereuse et la vuln\u00e9rabilit\u00e9 plus forte. A ce&nbsp; niveau, l\u2019all\u00e8gement temporaire du paiement&nbsp; du service de la dette et les liquidit\u00e9s fournies&nbsp; par la communaut\u00e9 internationale ont permis&nbsp; de r\u00e9duire l\u2019impact du remboursement de la&nbsp; dette au cours de la p\u00e9riode de la pand\u00e9mie.&nbsp; Le Cadre commun (Issd) pour la suspension&nbsp; temporaire du service de la dette mis en place&nbsp; par le G20 et entr\u00e9 en vigueur le mois de mai&nbsp; 2020 et prolong\u00e9 jusqu\u2019en d\u00e9cembre 2021 a&nbsp; permis aux 38 pays africains b\u00e9n\u00e9ficiaires de&nbsp; r\u00e9duire le poids de remboursement de la dette&nbsp; de 13 milliards de dollars.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques mois plus tard, la d\u00e9cision du FMI&nbsp; d\u2019effectuer une allocation g\u00e9n\u00e9rale de DTS de&nbsp; 650 milliards de $ le 23 ao\u00fbt 2021 a permis&nbsp; aux pays africains de disposer de nouvelles&nbsp; ressources pour faire face \u00e0 leurs besoins de&nbsp; financements. Calcul\u00e9 sur la base de leurs&nbsp; quote-parts au FMI, les pays africains ont&nbsp; pu disposer de 33,2 milliards de $, ce qui ne&nbsp; repr\u00e9sente que 5% de leur allocation totale&nbsp; de DTS. M\u00eame si ces initiatives ont contribu\u00e9&nbsp; \u00e0 att\u00e9nuer les tensions de tr\u00e9sorerie sur les&nbsp; pays africains, ils sont loin de leur fournir les&nbsp; moyens de financements dont ils ont besoin.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un recul des progr\u00e8s en mati\u00e8re de SDG <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les turbulences \u00e9conomiques et les chocs&nbsp; exog\u00e8nes ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine d\u2019une aggravation&nbsp; de la crise sociale. La baisse de la croissance&nbsp; et les p\u00e9riodes de confinement suite \u00e0 la&nbsp; pand\u00e9mie ainsi que la hausse des prix des&nbsp; produits alimentaires ont jet\u00e9 30 millions d\u2019Africains dans l\u2019extr\u00eame pauvret\u00e9 et 22 millions&nbsp; d\u2019Africains ont perdu leurs emplois au cours de&nbsp; l\u2019ann\u00e9e 2020 (BAD, op. cit.). Cette tendance va&nbsp; se prolonger au cours des prochaines ann\u00e9es&nbsp; et on estime que 1,8 et 2,1 millions d\u2019Africains&nbsp; pourraient tomber dans l\u2019extr\u00eame pauvret\u00e9&nbsp; successivement en 2022 et 2023.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les effets de la crise vont \u00e9galement toucher&nbsp; les infrastructures sociales, notamment les&nbsp; syst\u00e8mes \u00e9ducatifs et les syst\u00e8mes de sant\u00e9.&nbsp; Ainsi, les deux chocs exog\u00e8nes d\u2019une rare&nbsp; violence ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de quatre grandes&nbsp; crises dont l\u2019affaiblissement de la croissance,&nbsp; la d\u00e9t\u00e9rioration des grands \u00e9quilibres macro&nbsp;\u00e9conomiques, une plus grande vuln\u00e9rabilit\u00e9&nbsp; financi\u00e8re et une crise sociale sans pr\u00e9c\u00e9dent&nbsp; qui est venue peser sur un contrat social en&nbsp; grande perte de vitesse.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est \u00e0 ces d\u00e9fis que les pays africains doivent&nbsp;r\u00e9pondre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Cinq d\u00e9fis pour relancer la croissance L\u2019Afrique fait face aujourd\u2019hui \u00e0 un moment&nbsp; historique qui exige des r\u00e9ponses imm\u00e9diates&nbsp; pour remettre le continent sur un sentier de&nbsp; croissance inclusive et durable. La responsabilit\u00e9 des gouvernements africains et des&nbsp; ministres de l\u2019Economie et des Finances et&nbsp; des gouverneurs de Banque centrale c\u2019est&nbsp; de d\u00e9finir les strat\u00e9gies de d\u00e9veloppement et&nbsp; les politiques \u00e9conomiques \u00e0 mettre en place&nbsp; pour faire face aux deux chocs et aux quatre&nbsp; grandes crises qui en r\u00e9sultent.&nbsp;&nbsp;<br>Ces r\u00e9ponses doivent s\u2019attaquer aux cinq&nbsp; d\u00e9fis suivants, \u00e0 savoir la stabilisation macro \u00e9conomique, la relance de la croissance, la&nbsp;transformation structurelle et l\u2019int\u00e9gration.&nbsp;<br><br>\u2022 La stabilisation macro\u00e9conomique La premi\u00e8re des grandes pr\u00e9occupations des&nbsp; gouvernements africains serait de faire face \u00e0&nbsp; la d\u00e9rive des grands \u00e9quilibres macro\u00e9conomiques. C\u2019est en arr\u00eatant cette d\u00e9rive que nous&nbsp; pouvons r\u00e9duire la vuln\u00e9rabilit\u00e9 financi\u00e8re et&nbsp; limiter le recours \u00e0 l\u2019endettement international.&nbsp; A ce niveau, je mettrai l\u2019accent sur deux questions importantes qui contribuent \u00e0 la stabilisation budg\u00e9taire.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re est relative \u00e0 l\u2019accroissement de&nbsp; l\u2019efficacit\u00e9 du syst\u00e8me fiscal afin de faire face&nbsp; aux fuites et augmenter les recettes des pays&nbsp; africains. De ce point de vue, la digitalisation&nbsp; des administrations fiscales constitue un&nbsp; objectif essentiel auquel les pays africains&nbsp; doivent consacrer les ressources n\u00e9cessaires.&nbsp; La seconde question est relative \u00e0 la dette&nbsp; africaine et \u00e0 la grande vuln\u00e9rabilit\u00e9 qu\u2019elle&nbsp; fait peser sur les pays africains. De ce point&nbsp; de vue, nous devons mettre l\u2019accent sur deux&nbsp; \u00e9l\u00e9ments essentiels.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier concerne une gestion plus transparente et dynamique de la dette. Pour cela, nous&nbsp; sugg\u00e9rons de mettre en place des agences&nbsp;de gestion de la dette publique capables de&nbsp; sortir de la gestion traditionnelle et de mettre&nbsp; en place des politiques plus dynamiques qui&nbsp; peuvent r\u00e9duire le poids de la dette.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le second \u00e9l\u00e9ment concerne la r\u00e9duction du&nbsp; poids de la dette sur les pays africains. Nous&nbsp; avons soulign\u00e9 les limites des initiatives mises&nbsp; en place par le G20 et la communaut\u00e9 internationale. De ce point, les pays africains avec&nbsp;l\u2019UA doivent se mobiliser pour une initiative&nbsp; plus audacieuse afin de limiter le poids de la&nbsp; dette et des remboursements en cours. Cette&nbsp; initiative ne doit pas se limiter aux pays les&nbsp; moins avanc\u00e9s mais doit \u00e9galement concerner&nbsp; les pays interm\u00e9diaires qui sont \u00e9galement&nbsp; touch\u00e9s par la vuln\u00e9rabilit\u00e9 de la dette.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Nous sugg\u00e9rons de consacrer une session&nbsp; sp\u00e9ciale du prochain Sommet des chefs d\u2019Etat&nbsp;africains pour discuter de la question de la&nbsp; dette et adopter un appel pour une initiative&nbsp; plus audacieuse et ambitieuse en faveur des&nbsp; pays africains.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u2022 La relance de la croissance&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La relance de la croissance doit faire partie&nbsp; du programme de sauvetage pour aider les&nbsp; pays africains \u00e0 faire face aux grands chocs&nbsp; et aux crises. Cette relance est d\u2019autant plus&nbsp; n\u00e9cessaire qu\u2019elle permettra d\u2019\u00e9viter que la stabilisation macro\u00e9conomique ne se transforme&nbsp; en une aust\u00e9rit\u00e9 qui pourrait renforcer les&nbsp; crises \u00e9conomiques et le d\u00e9senchantement.&nbsp; La politique de relance nous am\u00e8ne \u00e0 souligner la n\u00e9cessit\u00e9 de mobiliser les ressources&nbsp; pour initier un nouveau sentier de croissance&nbsp; et qui sont estim\u00e9es \u00e0 432 milliards de $ pour&nbsp; la p\u00e9riode 2020-2022 (BAD, op. cit.).&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La mobilisation de ces ressources exige plu sieurs actions dont :&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Une forte coordination entre les politiques&nbsp; mon\u00e9taires et budg\u00e9taires afin de laisser&nbsp; une marge de man\u0153uvre \u00e0 l\u2019investissement&nbsp; public en d\u00e9pit des imp\u00e9ratifs de lutte contre&nbsp; l\u2019inflation,&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Le d\u00e9veloppement du march\u00e9 financier&nbsp; interne afin qu\u2019il joue son r\u00f4le comme une&nbsp; source de financement dynamique, \u2022 La n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019exiger un accroissement de&nbsp; l\u2019aide publique au d\u00e9veloppement afin d\u2019aider&nbsp; les pays africains \u00e0 faire face aux difficult\u00e9s.&nbsp; La mobilisation des ressources pose la question essentielle des agences de notation, particuli\u00e8rement des trois grandes agences qui&nbsp; dominent le march\u00e9, \u00e0 savoir Moody\u2019s, Fitch&nbsp; et Standard and Poor. Un nombre de plus en&nbsp; plus croissant de pays africains ont recours&nbsp; \u00e0 ces agences. Ainsi, d\u2019un seul pays en 1994&nbsp; nous comptons aujourd\u2019hui 32 pays. Mais les&nbsp; appr\u00e9ciations et les notations ne prennent pas&nbsp; en consid\u00e9ration la sp\u00e9cificit\u00e9 des dynamiques&nbsp; de d\u00e9veloppement sur le continent.&nbsp; Les m\u00e9thodologies de ces agences ont fait&nbsp; l\u2019objet d\u2019un grand nombre de critiques dans la&nbsp; mesure o\u00f9 elles ne prennent pas en consid\u00e9ration les sp\u00e9cificit\u00e9s des \u00e9conomies africaines&nbsp; et plus particuli\u00e8rement leur potentiel de&nbsp; croissance future. Les notations des pays africains souvent basses ont des cons\u00e9quences&nbsp; majeures sur le risque souverain africain et&nbsp; entra\u00eenent un accroissement important des&nbsp; co\u00fbts de la sortie sur les march\u00e9s de capitaux&nbsp; et de l\u2019endettement.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ces difficult\u00e9s de discussion entre les pays&nbsp; africains et les agences de notation sont \u00e0&nbsp; l\u2019origine de la demande exprim\u00e9e par les pays&nbsp; africains pour mettre en place une agence de&nbsp;notation capable de prendre en consid\u00e9ration&nbsp; les sp\u00e9cificit\u00e9s des \u00e9conomies africaines.&nbsp; Cette agence pourrait se baser sur l\u2019acquis&nbsp; important de peer review effectu\u00e9 par l\u2019Aprm&nbsp; ainsi que l\u2019exp\u00e9rience accumul\u00e9e par les&nbsp; institutions africaines en mati\u00e8re d\u2019\u00e9valuation&nbsp; du risque souverain, notamment la Banque&nbsp; africaine de d\u00e9veloppement.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 La transformation&nbsp;&nbsp;<br>Les faibles progr\u00e8s en mati\u00e8re de transformation sont \u00e0 l\u2019origine de la fragilit\u00e9 des \u00e9conomies africaines et du faible potentiel de croissance.&nbsp;Un consensus a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli entre les grandes&nbsp; institutions africaines sur l\u2019importance d\u2019aider&nbsp; les pays africains \u00e0 d\u00e9velopper leurs strat\u00e9gies&nbsp; de diversification. En m\u00eame temps, la crise de&nbsp; la globalisation a ouvert d\u2019importantes opportunit\u00e9s pour les pays africains dans la mesure&nbsp; o\u00f9 ils peuvent b\u00e9n\u00e9ficier de la r\u00e9gionalisation&nbsp; et des tentatives de mise en place de cha\u00eenes&nbsp; de valeur r\u00e9gionale pour d\u00e9velopper leurs&nbsp; strat\u00e9gies de diversification.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 L\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale a permis aux r\u00e9gions&nbsp; du monde en d\u00e9veloppement de r\u00e9sister&nbsp; aux chocs exog\u00e8nes, notamment en Asie.&nbsp; L\u2019Afrique a r\u00e9ussi \u00e0 constituer la zone d\u2019int\u00e9gration la plus importante dans le monde. Il&nbsp; est important que ce projet ne reste pas lettre&nbsp; morte et que les institutions africaines mettent&nbsp; l\u2019accent sur l\u2019ex\u00e9cution et sur le renforcement&nbsp; des \u00e9changes dans le cadre de cette zone&nbsp; d\u2019int\u00e9gration.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 La reconstruction du contrat social Les diff\u00e9rentes crises ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de&nbsp; l\u2019essoufflement du contrat social postind\u00e9pendance. La reconstruction de ce contrat&nbsp; sera d\u00e9terminante pour assurer la stabilit\u00e9 des&nbsp; pays africains et pour renforcer la construction&nbsp; d\u00e9mocratique.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Trois principes pour redonner espoir aux&nbsp;africains&nbsp;<br>La construction d\u2019un nouveau projet et d\u2019une&nbsp; nouvelle exp\u00e9rience historique exige la d\u00e9finition de nouveaux principes.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 L\u2019audace :&nbsp;&nbsp;<br>L\u2019audace et le courage sont n\u00e9cessaires pour&nbsp; sortir des sentiers battus et d\u00e9finir de nouvelles&nbsp; politiques et de nouveaux projets.&nbsp; <\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 La solidarit\u00e9 :&nbsp;&nbsp;<br>La solidarit\u00e9 reste un \u00e9l\u00e9ment essentiel dans&nbsp; les pays notamment avec la solidarit\u00e9 entre&nbsp; les g\u00e9n\u00e9rations, les couches sociales mais&nbsp; aussi entre les pays africains.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 La coop\u00e9ration internationale :&nbsp;&nbsp;<br>La coop\u00e9ration internationale est \u00e9galement&nbsp; importante dans la construction d\u2019un nouveau&nbsp;projet et d\u2019une nouvelle dynamique de croissance et de d\u00e9veloppement.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>Hakim BEN HAMMOUDA&nbsp;&nbsp;<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De l\u2019audace, de la solidarit\u00e9 et de la coop\u00e9ration pour reconstruire le contrat social en Afrique Je tiens \u00e0 vous remercier de l\u2019honneur que vous m\u2019avez fait en m\u2019invitant pour prononcer le key note adress \u00e0 votre importante conf\u00e9rence. 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