Mutations et perspectives d’avenir de la profession d’avocat
Monsieur le Bâtonnier,
Messieurs les anciens Bâtonniers,
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de l’Ordre, ainsi que
les anciens membres du Conseil de l’Ordre,
Mesdames et Messieurs les Présidents et Vice-Présidents, anciens
Présidents et Vice-Présidents de l’Assemblée Générale,
Chers Confrères,
Mesdames et Messieurs les Professeurs,
Distingués invités, en vos rangs, grades et qualités,
Chers aspirants à la profession d’avocat,
C’est pour moi un honneur tout particulier d’être parmi vous ce jour.
Permettez-moi, d’entrée de jeu, d’affirmer ceci avec clarté : si vous
vous préparez à embrasser la profession d’avocat, vous ne vous
préparez pas à exercer une profession ordinaire.
Vous vous préparez à une vie de devoir.
À une vie de discipline.
À une vie de service.
Et, si vous l’exercez avec fidélité à sa vocation la plus noble, à une vie
de courage.
Car l’avocat, dans ce qu’il a de plus élevé, se tient entre le citoyen et
l’abus, entre le pouvoir et l’arbitraire, entre la peur et la liberté,
entre l’injustice et l’espérance.
C’est en cela que cette profession revêt une importance singulière.
C’est pour cela qu’elle doit être protégée.
Et c’est pour cela encore que son avenir nous interpelle tous.
L’objet de mon propos ce matin est de vous entretenir du
changement : de l’évolution de la profession, des défis qui se profilent à l’horizon, et des exigences nouvelles qui pèseront sur
celles et ceux qui s’y engagent.
Je le dirai sans détour : la profession d’avocat connaît aujourd’hui
des mutations rapides. Très rapides.
Et pourtant, son âme, elle, ne doit pas changer.
Ses instruments peuvent évoluer.
Ses méthodes peuvent se transformer.
Son environnement peut se recomposer.
Mais sa mission, elle, doit demeurer inchangée : servir la justice,
défendre les droits, et veiller au respect de l’État de droit.
Je structurerai mon intervention autour de dix points, qui me
permettront de livrer l’essentiel du message que je souhaite partager
avec vous ce matin.
La profession que vous vous apprêtez à intégrer n’est plus celle
que nous avons connue
La première vérité qu’il vous faut saisir est la suivante :
La profession que vous vous préparez à rejoindre aujourd’hui n’est
plus exactement celle que nombre d’entre nous ont connue à leurs
débuts.
Hier encore, l’avocat était principalement perçu comme un plaideur,
un conseiller juridique, un rédacteur d’actes, un défenseur des
droits.
Cela demeure vrai.
Mais cela ne suffit plus.
Le monde a changé.
La technologie l’a transformé.
La mondialisation l’a reconfiguré.
Les dynamiques économiques l’ont remodelé.
Les mutations politiques l’ont bouleversé.
Les attentes des citoyens elles-mêmes se sont profondément
modifiées.
Désormais, le droit ne se déploie plus uniquement dans l’enceinte
des palais de justice.
Il est présent sur les plateformes numériques.
Il irrigue les transactions transfrontalières.
Il structure les mécanismes de lutte contre la corruption.
Il s’invite dans les contentieux environnementaux.
Il gouverne la protection des données personnelles.
Il nourrit les combats pour les droits humains.
Il traverse les affrontements constitutionnels.
Il s’inscrit, enfin, dans la vie quotidienne du citoyen ordinaire.
L’avocat de demain devra donc être plus qu’un technicien du droit.
Il devra faire preuve d’adaptabilité.
Elle devra être solidement enracinée dans l’éthique.
Et tous deux devront être habités par une conscience sociale aiguë.
Le monde a changé.
La technologie l’a transformé.
La mondialisation l’a reconfiguré.
Les dynamiques économiques l’ont remodelé.
Les mutations politiques l’ont bouleversé.
Les attentes des citoyens elles-mêmes se sont profondément
modifiées.
Désormais, le droit ne se déploie plus uniquement dans l’enceinte
des palais de justice.
Il est présent sur les plateformes numériques.
Il irrigue les transactions transfrontalières.
Il structure les mécanismes de lutte contre la corruption.
Il s’invite dans les contentieux environnementaux.
Il gouverne la protection des données personnelles.
Il nourrit les combats pour les droits humains.
Il traverse les affrontements constitutionnels.
Il s’inscrit, enfin, dans la vie quotidienne du citoyen ordinaire.
L’avocat de demain devra donc être plus qu’un technicien du droit.
Il devra faire preuve d’adaptabilité.
Elle devra être solidement enracinée dans l’éthique.
Et tous deux devront être habités par une conscience sociale aiguë.
La technologie reconfigure l’exercice de la profession
Commençons par ce qui s’impose à tous : la technologie transforme
en profondeur l’exercice de la profession.
Le dépôt électronique des actes.
Les audiences à distance.
La preuve numérique.
L’intelligence artificielle.
La recherche juridique en ligne.
La rédaction automatisée.
Tout cela n’appartient plus à l’avenir ; tout cela est déjà notre
présent.
Et je tiens à le dire avec netteté : il ne s’agit pas d’un phénomène
qu’il faudrait redouter. Il s’agit d’une réalité qu’il faut comprendre,
maîtriser et encadrer.
La technologie peut accélérer le travail juridique.
Elle peut améliorer l’accès à l’information.
Elle peut réduire les lenteurs procédurales.
Elle peut contribuer à une meilleure qualité de service au bénéfice
du justiciable.
Mais elle soulève également des interrogations majeures.
Qui la contrôle ?
Qui en maîtrise véritablement les ressorts ?
Qui risque d’en être exclu ?
Et surtout, que devient la profession lorsque l’avocat cesse de penser
par lui-même ?
Une machine peut retrouver une jurisprudence.
Une machine peut résumer une décision.
Une machine peut rédiger un contrat simple.
Mais une machine ne peut pas défendre la liberté.
Elle ne peut pas se dresser contre l’injustice.
Elle ne peut pas préférer le courage à la commodité.
Elle n’a ni conscience, ni sens moral.
Il faut donc accueillir la technologie, sans jamais lui abandonner
notre discernement.
Elle doit demeurer un instrument.
Elle ne doit jamais devenir un maître.
L’avocat de demain devra penser au-delà des frontières
La deuxième grande mutation tient à ceci : le droit n’est plus
exclusivement local.
Même lorsque vous exercez depuis votre cabinet à Yaoundé, Douala,
Buea, Bafoussam, Bamenda, Bertoua, Ngaoundéré, Garoua ou
Maroua, la question qui vous est soumise peut comporter des
implications régionales ou internationales.
Les affaires franchissent les frontières.
Les capitaux franchissent les frontières.
La criminalité franchit les frontières.
Les données franchissent les frontières.
Les atteintes à l’environnement franchissent les frontières.
Il en résulte que l’avocat de demain devra, lui aussi, penser au-delà
des frontières.
Il lui faudra maîtriser non seulement le droit national, mais
également les cadres régionaux et internationaux : l’OHADA,
l’arbitrage, les mécanismes de protection des droits humains, les
normes de lutte contre le blanchiment des capitaux, le droit
international des affaires.
Il faudra être profondément enraciné dans les réalités nationales,
tout en étant capable de raisonner à l’échelle du monde.
Le Cameroun n’a pas besoin d’avocats qui se contentent de
reproduire des formules héritées.
Le Cameroun a besoin d’avocats capables de contribuer à la
construction institutionnelle, à la modernisation de la pratique, et à
l’articulation féconde entre les réalités locales et les standards internationaux.
L’éthique comptera davantage, et non moins
Permettez-moi à présent d’aborder une question essentielle.
Dans les périodes difficiles, l’éthique devient plus importante encore.
Lorsque les institutions s’affaiblissent, l’éthique devient plus
importante encore.
Lorsque la corruption tend à se banaliser, l’éthique devient plus
importante encore.
Lorsque la peur s’installe dans l’espace public, l’éthique devient plus
importante encore.
Un avocat brillant dépourvu d’éthique constitue un danger.
Oui, un avocat brillant dépourvu d’éthique constitue un danger.
Car le savoir, lorsqu’il n’est pas gouverné par l’intégrité, peut devenir
une arme redoutable.
Votre réputation sera l’un de vos biens les plus précieux.
On peut perdre un procès et s’en relever.
On peut perdre de l’argent et s’en relever.
On peut perdre une opportunité et s’en relever.
Mais lorsque l’on perd son intégrité, le relèvement devient
infiniment plus difficile.
Préservez votre nom.
Préservez votre parole.
Préservez votre honneur.
Comme le dit une formule juste :
la robe ne dissimule pas le vide moral.
Et permettez-moi de rappeler cette parole forte de Martin Luther
King Jr. :
« Nos vies commencent à s’éteindre le jour où nous gardons le
silence sur les choses qui comptent. »
Pour les avocats, le silence peut avoir un coût considérable.
Pas seulement pour eux-mêmes, mais pour la société tout entière.
Les avocats ne doivent pas déserter l’espace public
Permettez-moi ici de parler avec franchise.
L’une des tragédies de notre temps est que la vie politique a fini par
engourdir les consciences citoyennes.
Les populations sont fatiguées.
Déçues.
Découragées.
Parfois inquiètes.
Parfois résignées.
Et, malheureusement, cette forme d’anesthésie civique a également
atteint les avocats.
Trop nombreux sont ceux qui disent désormais :
« Je ne veux pas faire de politique. »
« La politique est sale. »
« Je préfère rester dans mon coin. »
Je ne veux pas me mêler de cela.
Mais qui comprend mieux la Constitution que l’avocat ?
Qui comprend mieux les droits que l’avocat ?
Qui comprend mieux les abus de pouvoir que l’avocat ?
Qui comprend mieux les limites de l’autorité de l’État que l’avocat ?
Si les avocats désertent l’espace public, ils ne devraient pas s’étonner
de le voir occupé par ceux qui ne comprennent ni le droit, ni sa
finalité, ni ses exigences.
Qu’on me comprenne bien : je ne dis pas que tout avocat doit
devenir homme ou femme politique.
Je dis en revanche que tout avocat doit être un citoyen pleinement
conscient de ses responsabilités.
Tout avocat doit demeurer civiquement éveillé.
Tout avocat doit se sentir concerné par l’orientation de la
République.
Car la démocratie ne se défend pas d’elle-même.
L’État de droit ne se défend pas d’elle-même.
Les droits ne se défendent pas d’eux-mêmes.
Dans de nombreux pays, la profession d’avocat a naturellement
constitué une voie d’accès au leadership public. Ce n’est nullement
fortuit.
Sur les 47 Présidents des États-Unis, moins de vingt n’étaient pas
juristes.
Dans le monde, nombre de figures qui ont porté leur pays vers un
autre destin étaient avocats : Lincoln, Gandhi, Lee Kuan Yew, Abdul
Razak bin Hussein, Nelson Mandela, Bourguiba, Abdoulaye Wade, Barack Obama, François Mitterrand, Tony Blair, Lungu, Mwanawasa,
Kufuor, Nana Addo, Duma Boko.
Même Kwame Nkrumah — fait que beaucoup ignorent — fut
membre de Gray’s Inn, bien qu’il n’ait pas achevé son cursus.
Tous étaient Avocats.
Ils ne concevaient pas le droit comme un simple instrument
d’ascension individuelle.
Ils y voyaient une préparation au service public.
Et ici même, au Cameroun, cette histoire nous est familière.
À la fin des années 1980 et au début des années 1990, lorsque la
lutte pour le multipartisme et les droits humains atteignait son point
d’incandescence, qui se trouvait en première ligne ? Les avocats.
Dinka.
Yondo Black.
Bernard Muna.
Sendze.
Mbandam.
Wakai.
Charles Tchougang.
Odile Mballa Mballa.
Et bien d’autres encore, dont l’engagement mérite également d’être
salué.
Ce n’étaient pas des hommes qui se retranchaient derrière la
procédure lorsque la nation appelait au courage.
Ils se sont levés. Ils avaient compris que la robe de l’avocat n’est pas un rideau
derrière lequel on se dérobe à l’histoire.
Et avant même cette période, la lutte pour l’indépendance avait déjà
été marquée par des femmes et des hommes profondément habités
par l’idée de droit, de dignité et de justice.
On oublie trop souvent qu’Um Nyobè fut greffier.
Ce n’est pas un détail anodin.
Cela rappelle que, dans notre pays, l’univers du droit et le combat
pour la liberté ont longtemps cheminé ensemble.
Aussi, à vous, jeunes présents dans cette salle, je veux dire ceci :
Ne devenez pas si prudents que vous en deveniez insignifiants.
Ne devenez pas si installés dans le confort que vous en deveniez
silencieux.
Ne devenez pas si « professionnels » que vous en oubliiez d’être
citoyens.
Un avocat qui connaît le droit, mais qui redoute la vérité publique,
n’a accompli que la moitié de son devoir.
Je saisis cette occasion pour saluer les nombreux avocats qui, au prix
de risques considérables, ont pris fait et cause pour les droits de
leurs concitoyens.
Et vous-même, Monsieur le Bâtonnier, avez constamment élevé la
voix pour dénoncer des pratiques qui heurtent frontalement nos lois
ainsi que nos engagements internationaux.
L’accès à la justice demeure un défi majeur
Un autre défi fondamental pour l’avenir de la profession réside dans
l’accès à la justice.
Pour trop de nos concitoyens, la justice demeure encore trop
lointaine, trop coûteuse, trop lente, trop technique, trop intimidante.
Que signifie l’État de droit pour la vendeuse du marché qui ne peut
s’offrir les services d’un avocat ?
Que signifie la protection constitutionnelle pour le villageois qui ne
peut atteindre un tribunal ?
Que signifie l’égalité devant la loi pour le détenu oublié en prison ?
Pour la veuve ?
Pour l’enfant ?
Pour le travailleur licencié sans recours effectif ?
Ces questions ne sont nullement abstraites.
Elles constituent l’épreuve de vérité de la profession.
L’avocat de demain devra se demander non seulement :
« Comment réussir ? »
mais aussi :
« Comment rendre la justice réellement accessible ? »
Si le droit ne sert plus que ceux qui peuvent acquitter les honoraires
les plus élevés, alors la profession perdra inévitablement son autorité
morale.
Oui, le droit est une profession.
Oui, les avocats doivent vivre de leur travail.
Mais le droit ne doit jamais être réduit à une simple activité
marchande.
Ce n’est pas un commerce comme les autres.
La concurrence s’intensifiera ; les tentations aussi
La profession devient de plus en plus concurrentielle.
Il y a davantage d’avocats.
Davantage de cabinets.
Davantage de pression.
Davantage d’incertitudes économiques.
Et avec la concurrence viennent les tentations.
La tentation de prendre des raccourcis.
La tentation de céder à la corruption.
La tentation de promettre ce que l’on ne peut tenir.
La tentation d’induire le client en erreur.
La tentation de rechercher l’influence plutôt que la compétence.
La tentation de réduire la profession à l’apparence et au réseau.
Il faut résister à ces tentations.
Car la plus grande menace qui pèse sur la profession ne vient pas
toujours de l’extérieur.
Elle vient parfois de l’intérieur.
Elle réside parfois dans l’érosion progressive des standards, dans la
banalisation du compromis, dans l’acceptation silencieuse de ce qui
ne devrait jamais être toléré.
Comme le dit un proverbe africain :
« Lorsqu’il n’y a pas d’ennemi à l’intérieur, les ennemis de l’extérieur
ne peuvent vous atteindre. »
Qu’est-ce qui doit demeurer constant ?
Beaucoup de choses changent.
Mais qu’est-ce qui doit demeurer constant ?
Je répondrai par trois mots.
D’abord, la vérité.
Non pas la vérité de circonstance.
Non pas la vérité instrumentalisée.
Mais la vérité comme exigence intérieure et comme discipline
intellectuelle.
Ensuite, la dignité humaine.
Derrière chaque dossier, il y a une personne.
Une famille.
Une liberté.
Un moyen d’existence.
Un avenir.
Il ne faut jamais l’oublier.
Enfin, le courage.
Le courage de demeurer seul, lorsque cela s’impose.
Le courage de défendre l’impopulaire.
Le courage de contester les puissants.
Le courage de dire non.
Nelson Mandela disait :
« J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais le
triomphe sur elle. »
Cette leçon vaut pleinement pour l’avocat.
Quelques conseils aux jeunes aspirants
Permettez-moi, pour finir, de m’adresser directement à vous.
Maîtrisez les fondamentaux.
Ne cherchez pas trop tôt à paraître brillants ; cherchez d’abord à être
solides.
Apprenez la procédure.
Apprenez la rédaction juridique.
Apprenez le droit de la preuve.
Apprenez le raisonnement juridique.
Apprenez la rigueur de la préparation.
Une carrière durable ne se construit jamais sur des fondations
fragiles.
Lisez largement.
Lisez le droit, bien sûr.
Mais lisez aussi l’histoire, la politique, l’économie, la philosophie,
l’histoire africaine, les biographies.
Un avocat qui ne connaît que le droit ne connaît peut-être pas
encore véritablement le droit.
Cultivez tôt le courage.
Celui qui transige sur les petites choses finira souvent par transiger
sur les grandes.
Ne fuyez pas le service public.
Parmi vous, certains deviendront avocats plaidants.
D’autres magistrats.
D’autres universitaires.
D’autres législateurs.
D’autres ministres.
D’autres défenseurs des droits humains.
D’autres encore artisans de réforme. Ne méprisez jamais la vie publique.
Préservez votre indépendance.
Ne devenez jamais si dépendants de la faveur que vous ne puissiez
plus parler librement.
Restez humbles.
Le talent ne suffit pas.
La visibilité ne suffit pas.
Le bruit ne suffit pas.
L’humilité vous préservera de l’arrogance.
Et l’arrogance a perdu bien des avocats pourtant brillants.
Souvenez-vous toujours de la raison pour laquelle vous êtes entrés
dans cette profession.
Si vous y entrez uniquement pour le prestige, vous risquez d’être
déçus.
Si vous y entrez uniquement pour l’argent, vous risquez d’être
corrompus.
Si vous y entrez pour le service, pour la justice et pour le sens, vous
saurez durer.
L’avenir n’est pas un simple événement : il se construit
Trop de jeunes parlent de l’avenir comme s’il s’agissait d’une fatalité,
d’une tempête qui finirait simplement par s’abattre sur eux.
Il n’en est rien.
L’avenir n’est pas quelque chose qui vous arrive passivement.
L’avenir est quelque chose à quoi vous contribuez.
L’avenir de la profession d’avocat au Cameroun dépendra, pour une
large part, de votre génération.
Choisirez-vous le courage ou le confort ?
L’éthique ou l’opportunisme ?
Le service ou l’intérêt personnel ?
Le leadership ou le silence ?
Telle est la véritable question.
Gandhi disait :
« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. »
Et j’ajouterai pour ma part :
Soyez l’avocat que vous souhaitez voir cette profession former.
Je vous remercie.
